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Je ne sais pourquoi j'erre chaque jour,
un peu plus dans ce souvenir,
je repense sans cesse à nos messages,
et ce qui fut dit pour te faire fuir.

Quand bien même j'aimais l'idée de t'aimer,
quand bien même, je ne te connaissais pas assez,
quand bien même je le fis pour restreindre ma solitude dont ta simple présence m'aurait confortée,
Il m'en fallut du courage pour t'avouer que tu me plaisait.

Et pour cela, tu aurais pu m'expliquer le fond de ta pensée,
faible de moi, de t'avoir trouvé des excuses pour justifier ta lâcheté,

qui pendant près d'un mois, réponse tu n'aurais su trouver,
à me laisser languir, patienter, et même douter,
une innocente fleur prête à s'offrir, mais qui par ta faute c'est vu inquiétée à en souffrir, à ne plus en dormir, et ne pouvoir m'empêcher de chaque semaine te relancer.

Pendant 20 jours, voici ce qui passa dans le non dit:
mon cœur déjà lourd d'avoir du dissimuler mon premier semestre échoué,
et voilà que la personne auquel je ne cessait de penser,
auquel j'aurais tant souhaité me confier,
ne pu m'offrir que son silence.

La douleur fut tel une lance,
chaque heures transperçait-elle le peu d'égo qu'il me restais,
anéantis, mon esprit en errance,
à la quête d'une délivrance.

On me questionne souvent sur mon célibat,
je pourrais prétendre vouloir une relation qui aurait du sens,
mais au fond, je sais que cet isolement n'est pas par choix.

Que j'écrive mon numéro sur un petit papier,
ou bien de long messages pendant une longue durée,
lorsqu'il s'agit de sentiments,
tous semblent désintéressés.

Et croyez-moi, ce n'est pas faute d'avoir essayé,
je ne sais s'il émane d'un manque de beauté, d'esprit ou de gaité.

J'ai honte d'admettre, qu'un vide en moi s'est installée, a devoir m'y habituer,
parce que bien que flattées, ne cessent-elles de m'envoyer balader.

(Et dire que je me suis ouvert aux champs des possibles connue de la sexualité, tout cela pour n'obtenir que davantage de rejets.)

Je m'épuise à cette pensée,
comment séduire, pour recevoir autant que je ne puisses donner.
Serais-je un jour assez ?

J'ai beau sourire, aujourd'hui je les sens forcés,
je déprime, prête à m'abandonner, me délaisser.
Tout ce en quoi je tiens finis par m'échapper,
j'ai l'impression de m'effacer.

Je perds à chaque nouvelles demande déclinée, un peu plus confiance,
je perds goût à consommer, je ne dors plus assez,
et le matin ne parviens plus à me lever,
je perds goût à la vie, je me perds, et parfois craint de ne devoir sauter.

Mais je sais que je ne pourrais m'y confronter,
alors je reste encore et toujours à patienter,
pour que je puisse connaître l'instant d'un premier baiser.


désolée pour les potentiel fautes d'orthographes.

© Poème posté le 21/03/2023 par Youthinpain

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