(Des)apprendre
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Le bon, le bien dans l’univers
N’émergent que dans le silence,
Comme ces vagues de la mer
Qui en ont la ronde puissance.
Sans bruit l’étoile dans la nuit
Diamante le ciel presque noir
Tandis que la lune alanguie
Veille l’enfant, sur son perchoir.
Le soleil, les nuées, les plantes,
Ces écureuils qui se poursuivent,
Le vent dans sa robe flottante
Ont la même prérogative :
Ils ne savent donner d’eux-mêmes
Que ce qu’ils sont, bien humblement,
Dans leur paix ils vivent et aiment
Sans se soucier du cours du temps.
Ainsi lilas, roses fleuries,
De douces couleurs gratifiés
Au jardin je les remercie
De sans le savoir me combler
Car même si je les cueillais
Pour envaser leur élégance,
Les parfums toujours s’offriraient :
Telle est leur unique vengeance.
Voilà pourquoi je dois apprendre
De la fleur, de l’air, des nuages,
Pour être vrai et moins dépendre
De l’artifice des usages.
Heureux des codes désappris,
Ce regard tranquille et sans haine
Métamorphoserait ma vie,
Autrement pleine et plus sereine.
N’émergent que dans le silence,
Comme ces vagues de la mer
Qui en ont la ronde puissance.
Sans bruit l’étoile dans la nuit
Diamante le ciel presque noir
Tandis que la lune alanguie
Veille l’enfant, sur son perchoir.
Le soleil, les nuées, les plantes,
Ces écureuils qui se poursuivent,
Le vent dans sa robe flottante
Ont la même prérogative :
Ils ne savent donner d’eux-mêmes
Que ce qu’ils sont, bien humblement,
Dans leur paix ils vivent et aiment
Sans se soucier du cours du temps.
Ainsi lilas, roses fleuries,
De douces couleurs gratifiés
Au jardin je les remercie
De sans le savoir me combler
Car même si je les cueillais
Pour envaser leur élégance,
Les parfums toujours s’offriraient :
Telle est leur unique vengeance.
Voilà pourquoi je dois apprendre
De la fleur, de l’air, des nuages,
Pour être vrai et moins dépendre
De l’artifice des usages.
Heureux des codes désappris,
Ce regard tranquille et sans haine
Métamorphoserait ma vie,
Autrement pleine et plus sereine.
