Le froid pays qui est le mien
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Comme il était fier et grand, ce pays de rêve ;
Jovial, candide à l’illusion si brève !
Pugnace à la besogne au courage dément !
Il portait son drapeau, tête haute, fièrement.
Comme il était fort et beau, ce pays nordique
Au destin porteur et vif avant qu’il abdique.
Pays de neige folle au froid nu souverain !
Nation au langage coloré et latin !
Entends-tu les brises anciennes
Venues des terres laurentiennes ?
Mère et père lointains, aïeux
Nous chantant un hymne joyeux.
Arrivèrent la peur, le doute et la grisaille ;
L’affrontement, le choc ; le feu de la bataille !
Le glas, l’espoir déçu, l’espérance qui fond ;
Le gouffre, l’angélus d’un abyme profond !
Puis vinrent le déclin, l’agonie de la langue ;
Puis l’assimilation, l’unité qu’on étrangle !
La crainte de perdre ses avoirs, ses acquis.
Résignation amère d’un peuple conquis.
Entendez-vous ce vent austère
Venu du Grand Nord solitaire ?
C’est le murmure sibyllin,
Ravi, nous montrant le chemin.
Comme il était fier et grand, ce pays de rêve ;
Jovial, candide à l’illusion si brève !
Pugnace à la besogne au courage dément !
Il portait son drapeau, tête haute, fièrement.
Jovial, candide à l’illusion si brève !
Pugnace à la besogne au courage dément !
Il portait son drapeau, tête haute, fièrement.
Comme il était fort et beau, ce pays nordique
Au destin porteur et vif avant qu’il abdique.
Pays de neige folle au froid nu souverain !
Nation au langage coloré et latin !
Entends-tu les brises anciennes
Venues des terres laurentiennes ?
Mère et père lointains, aïeux
Nous chantant un hymne joyeux.
Arrivèrent la peur, le doute et la grisaille ;
L’affrontement, le choc ; le feu de la bataille !
Le glas, l’espoir déçu, l’espérance qui fond ;
Le gouffre, l’angélus d’un abyme profond !
Puis vinrent le déclin, l’agonie de la langue ;
Puis l’assimilation, l’unité qu’on étrangle !
La crainte de perdre ses avoirs, ses acquis.
Résignation amère d’un peuple conquis.
Entendez-vous ce vent austère
Venu du Grand Nord solitaire ?
C’est le murmure sibyllin,
Ravi, nous montrant le chemin.
Comme il était fier et grand, ce pays de rêve ;
Jovial, candide à l’illusion si brève !
Pugnace à la besogne au courage dément !
Il portait son drapeau, tête haute, fièrement.
