Le froid pays qui est le mien
5
Comme il était fier et grand, ce pays de rêve ;
Jovial, candide à l’illusion si brève !
Pugnace à la besogne au courage dément !
Il portait son drapeau, tête haute, fièrement.
Comme il était fort et beau, ce pays nordique
Au destin porteur et vif avant qu’il abdique.
Pays de neige folle au froid nu souverain !
Nation au langage coloré et latin !
Entends-tu les brises anciennes
Venues des terres laurentiennes ?
Mère et père lointains, aïeux
Nous chantant un hymne joyeux.
Arrivèrent la peur, le doute et la grisaille ;
L’affrontement, le choc ; le feu de la bataille !
Le glas, l’espoir déçu, l’espérance qui fond ;
Le gouffre, l’angélus d’un abyme profond !
Puis vinrent le déclin, l’agonie de la langue ;
Puis l’assimilation, l’unité qu’on étrangle !
La crainte de perdre ses avoirs, ses acquis.
Résignation amère d’un peuple conquis.
Entendez-vous ce vent austère
Venu du Grand Nord solitaire ?
C’est le murmure sibyllin,
Ravi, nous montrant le chemin.
* Actuellement, il fait - 40 °Celsius chez moi au Québec.
En 1980, le Parti québécois dirigé par René Lévesque tient un référendum sur l’avenir politique du Québec. Au terme du référendum, cette formule de « souveraineté-association » est toutefois rejetée par 59,6 % des voix. Un nouveau référendum sera tenu le 30 octobre 1995 portant sur le même projet et organisé encore par le gouvernement du Parti québécois. Il sera rejeté par 50,58 % des votes en faveur du « Non ».
En vertu de ces deux référendums, le gouvernement du Québec proposait de faire la souveraineté du Québec et d'offrir formellement un nouveau partenariat économique et politique au Canada. Ces deux référendums constituent deux événements majeurs de l'histoire contemporaine du Québec et le point culminant de plus de quinze ans de débats constitutionnels entre le Québec et le Canada.
Jovial, candide à l’illusion si brève !
Pugnace à la besogne au courage dément !
Il portait son drapeau, tête haute, fièrement.
Comme il était fort et beau, ce pays nordique
Au destin porteur et vif avant qu’il abdique.
Pays de neige folle au froid nu souverain !
Nation au langage coloré et latin !
Entends-tu les brises anciennes
Venues des terres laurentiennes ?
Mère et père lointains, aïeux
Nous chantant un hymne joyeux.
Arrivèrent la peur, le doute et la grisaille ;
L’affrontement, le choc ; le feu de la bataille !
Le glas, l’espoir déçu, l’espérance qui fond ;
Le gouffre, l’angélus d’un abyme profond !
Puis vinrent le déclin, l’agonie de la langue ;
Puis l’assimilation, l’unité qu’on étrangle !
La crainte de perdre ses avoirs, ses acquis.
Résignation amère d’un peuple conquis.
Entendez-vous ce vent austère
Venu du Grand Nord solitaire ?
C’est le murmure sibyllin,
Ravi, nous montrant le chemin.
* Actuellement, il fait - 40 °Celsius chez moi au Québec.
En 1980, le Parti québécois dirigé par René Lévesque tient un référendum sur l’avenir politique du Québec. Au terme du référendum, cette formule de « souveraineté-association » est toutefois rejetée par 59,6 % des voix. Un nouveau référendum sera tenu le 30 octobre 1995 portant sur le même projet et organisé encore par le gouvernement du Parti québécois. Il sera rejeté par 50,58 % des votes en faveur du « Non ».
En vertu de ces deux référendums, le gouvernement du Québec proposait de faire la souveraineté du Québec et d'offrir formellement un nouveau partenariat économique et politique au Canada. Ces deux référendums constituent deux événements majeurs de l'histoire contemporaine du Québec et le point culminant de plus de quinze ans de débats constitutionnels entre le Québec et le Canada.
Tous droits réservés © Claude Lachapelle / Février / 2023
