Mauvais sang
2
De rage j’étais pleine,
Pré-pubère j’avais la haine,
Contre le sang qui coulait dans mes veines.
Il me brisait sans gêne,
À me donner la migraine.
J’avais envie de me jeter dans la Seine,
Car seule, pour moi personne n’avait de la peine.
J’ai grandi, ma joie est restée naine,
J’ai lutté et j’ai brisé mes chaines,
Mais mon âme n’était plus saine,
Plus jamais je n’allais être sereine.
J’ai pris un vol sur mes rennes,
Vers l’horizon où j’allais être souveraine,
Mais qui aurait voulu d’une indigène ?
La reine était devenue mauvaise graine !
Ma coupe était pleine,
Mes recherches étaient vaines,
Il a fallu du temps pour que je comprenne,
Il me manquait ma plaine, mon oxygène.
Il parait que je suis à jamais indigène,
Mais que personne ne se méprenne,
Mon âme s’égrène,
Elle n’est pas homogène.
Dans l’univers je traine,
Je demeure aérienne,
Et personne ne me freine.
Pré-pubère j’avais la haine,
Contre le sang qui coulait dans mes veines.
Il me brisait sans gêne,
À me donner la migraine.
J’avais envie de me jeter dans la Seine,
Car seule, pour moi personne n’avait de la peine.
J’ai grandi, ma joie est restée naine,
J’ai lutté et j’ai brisé mes chaines,
Mais mon âme n’était plus saine,
Plus jamais je n’allais être sereine.
J’ai pris un vol sur mes rennes,
Vers l’horizon où j’allais être souveraine,
Mais qui aurait voulu d’une indigène ?
La reine était devenue mauvaise graine !
Ma coupe était pleine,
Mes recherches étaient vaines,
Il a fallu du temps pour que je comprenne,
Il me manquait ma plaine, mon oxygène.
Il parait que je suis à jamais indigène,
Mais que personne ne se méprenne,
Mon âme s’égrène,
Elle n’est pas homogène.
Dans l’univers je traine,
Je demeure aérienne,
Et personne ne me freine.
