Quel est ce petit être qui nargue mon reflet ?
Dans les bras de ma mère, il semble me connaître.
Grimaçant, souriant, il suit ma volonté.
A peine le dos tourné, il semble disparaître.
Je tournoie constamment au rythme d’une danse.
Mon dessein à présent est censé le piéger.
Mais la tâche est ardue, toujours il me devance.
Même si mes mouvements étaient dans ma pensée.
Un jour, je comprendrai quelle est cette chimère,
Qui réagit ainsi au son de mon prénom.
Je désenvoûterai le miroir aux mystères,
Capturant de mes mains, l’adorable démon.
Et j’apprendrai alors qu’il n’est pas nécessaire,
De détourner les yeux du feuilleté d’étain.
Il renvoie seulement de façon éphémère,
Les images inversées de ce que l’on veut bien
