Damnation
1
Je ne crois plus au soleil qui se baigne
Dans la vallée des deux dunes
Où se perd la source des vérités muettes.
Depuis longtemps mes sourires ont fui
L’horizon barbé des brouillards secrets
Pour rejoindre l’abstrait de mon ennui.
Qu’il n’est guère simple l’oubli pour un vieux
Lorsque chatoie en lui l’âme des vivants,
Gravée de lettres teintées d’or camaïeux.
Le silence m’emportera vers l’abîme
Bordée de ronces et de lilas blancs,
Là où se perd la voix des anonymes.
Corps amputé et visage de craie
L’ombre de moi-même agonise
Au pied des plaisirs qu’auparavant, je puisais.
Dans la vallée des deux dunes
Où se perd la source des vérités muettes.
Depuis longtemps mes sourires ont fui
L’horizon barbé des brouillards secrets
Pour rejoindre l’abstrait de mon ennui.
Qu’il n’est guère simple l’oubli pour un vieux
Lorsque chatoie en lui l’âme des vivants,
Gravée de lettres teintées d’or camaïeux.
Le silence m’emportera vers l’abîme
Bordée de ronces et de lilas blancs,
Là où se perd la voix des anonymes.
Corps amputé et visage de craie
L’ombre de moi-même agonise
Au pied des plaisirs qu’auparavant, je puisais.
L'âge grignote sans bruit le tic-tac des secondes afin de nous offrir, dans une ultime parodie inachevée, un voyage au sein d'un trou noir, parvis de l'éternité.
