L'autre soleil
Dis-lui que je suis le fruit de l’amour, d’un arbre si haut et si beau, qu’il est le phare du monde.
Dis-lui que j’ai grandi dans une coquille d’or, qui résiste aux tranchées et à la fronde.
Dis-lui que la coquille me balade encore, partout, toujours, sous le ciel pluvieux ou azuré.
Dis-lui que cette coquille est mon trésor, le sein nourricier inépuisable, le bouclier enrubanné.
Parle lui de mes parents merveilleux, de ce qu’ils sont chacun, du soleil qu’ils ont formé.
Dis-lui que je leur ressemble, que je suis un petit soleil, qui peut partout illuminer.
Dis-lui que j’ai en moi une part de lui, qui respire plus fort quand la nuit est tombée.
Dis-lui que je me demande parfois, quelle place prennent les racines dans une terre figée.
Dis-lis que j’attends un enfant, que mon attente est belle, et qu’elle me fait l’aimer.
Dis-lui qu’on l’attend encore. La fin de l’histoire, pris au piège d’un cinéma muet.
Dis-lui que l’oubli est impossible, que le souvenir cogne au mur, quand on change le papier.
Dis-lui que j’espère encore, qu’il respire, qu’il aspire, à des rêves fous dénués de regrets.
Dis-lui qu’il n’y a pas de colère, chez les gens qui s’aiment, tout se comprends, tout se recrée.
Dis-lui qu’il a tous les droits. Mais que je vis en lui, comme un membre du corps amputé.
Dis-lui que mon fils porte son prénom, qu’il est l’autre soleil, qui veille partout là où il est.
Dis-lui que j’ai grandi dans une coquille d’or, qui résiste aux tranchées et à la fronde.
Dis-lui que la coquille me balade encore, partout, toujours, sous le ciel pluvieux ou azuré.
Dis-lui que cette coquille est mon trésor, le sein nourricier inépuisable, le bouclier enrubanné.
Parle lui de mes parents merveilleux, de ce qu’ils sont chacun, du soleil qu’ils ont formé.
Dis-lui que je leur ressemble, que je suis un petit soleil, qui peut partout illuminer.
Dis-lui que j’ai en moi une part de lui, qui respire plus fort quand la nuit est tombée.
Dis-lui que je me demande parfois, quelle place prennent les racines dans une terre figée.
Dis-lis que j’attends un enfant, que mon attente est belle, et qu’elle me fait l’aimer.
Dis-lui qu’on l’attend encore. La fin de l’histoire, pris au piège d’un cinéma muet.
Dis-lui que l’oubli est impossible, que le souvenir cogne au mur, quand on change le papier.
Dis-lui que j’espère encore, qu’il respire, qu’il aspire, à des rêves fous dénués de regrets.
Dis-lui qu’il n’y a pas de colère, chez les gens qui s’aiment, tout se comprends, tout se recrée.
Dis-lui qu’il a tous les droits. Mais que je vis en lui, comme un membre du corps amputé.
Dis-lui que mon fils porte son prénom, qu’il est l’autre soleil, qui veille partout là où il est.
