La musaraigne
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Sous l’effet doux d’un soleil étalé
Le vent se calme et le temps ralentit ;
La chaleur s’ouvre à l’ombre, et tout petit,
Réapparaît le bonheur détalé !
Comme un oiseau furtivement se presse,
De ça, de là, va, revient et sautille
En pépiant de son rire de fille
Son inconstante aubade à la paresse,
Cette entité papillonne alentour
Et l’œil atone, où l’on croyait éteint
Tout intérêt, se réveille et l’étreint ;
La nuit recule, et commence un long jour…
Eclos parfois, toujours inexplicable,
Sur les fumiers de ronces ténébreuses,
Et plus ancien que les âmes Hébreuses,
Il nous relie, au toron de son câble,
Lui si fragile, hypothétiquement,
Tel le cordon d’un rêve ombilical
Qui fait pendant - L’autre face du mal -
Lui qui promet, mais ne tient ni ne ment !
Le vent se calme et le temps ralentit ;
La chaleur s’ouvre à l’ombre, et tout petit,
Réapparaît le bonheur détalé !
Comme un oiseau furtivement se presse,
De ça, de là, va, revient et sautille
En pépiant de son rire de fille
Son inconstante aubade à la paresse,
Cette entité papillonne alentour
Et l’œil atone, où l’on croyait éteint
Tout intérêt, se réveille et l’étreint ;
La nuit recule, et commence un long jour…
Eclos parfois, toujours inexplicable,
Sur les fumiers de ronces ténébreuses,
Et plus ancien que les âmes Hébreuses,
Il nous relie, au toron de son câble,
Lui si fragile, hypothétiquement,
Tel le cordon d’un rêve ombilical
Qui fait pendant - L’autre face du mal -
Lui qui promet, mais ne tient ni ne ment !
