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Le rire des chevaux
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Ils étaient trois au bord de l‘Ouche
Considérant d’un œil gourmand
Le vert et frais moutonnement
Qui fait venir l’eau à la bouche

Quand bien même le foin est bon
Il ne vaut pas l’herbage tendre
Que chaque année la terre engendre
Lorsque l’hiver est moribond

Trop heureux pour dompter leur joie
Sur un signe de connivence
Flanc à flanc le trio s’élance
En jubilant, sûr de sa proie

En dépit de leur impatience
A se délecter d’ambroisie
Aucun d’eux ne se rassasie
De parcourir cette opulence

C’est ainsi que les chevaux rient
Dans la joyeuse perspective
De ces ripailles collectives
Au plus fécond de la prairie

© Poème posté le 12/12/2022 par Cardaline

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