Le paysage s'est poudré de blanc
Le ciel s'est voilé de gris
De vif le vent me griffe
Au satin d'un brouillard charnu
Un semblant d'être
Se consume dans l'âtre
Dans ce monde paisible
Aux accents monochromes
La flamme faseille des rubis
Etourdi de silence tapageur
Ma plénitude s'agace
D'une étincelle fantôme
Sur le flux et le reflux
Mes yeux fixent l'amer
D'un visage clandestin
Dans la luminosité aérienne
D'un tempo glacé
Je brode des impasses fertiles
Les heures suintent des patiences
Aux parfums subtils
D'aléas saisonniers
