Le Masque
L’orage n’a pas d’oreille, mais au moins il a une voix. L’ignorance n’a pas d’avenir, mais au moins elle a une caverne. Les enfants n’ont pas d’argent, mais au moins ils ont des rêves.
Toi tu n’as ni voix ni rêve ni caverne.
Tu n’as qu’un masque qui te colle à la peau comme un arapède à son rocher. Un masque unique qui ne change pas avec les années, qui ne s’habitue qu’à l’habituel, qui ne connaît que le connu, qui n’aime que ce qu’il a aimé.
Tu as un prénom mais tu n’as pas de visage, tu as des idéaux mais tu n’as pas d’idées, tu as des règles mais tu n’as pas d'exception.
Tu es un personnage coincé dans un roman. Un roman dont l’auteur a perdu sa plume, déchiré ses brouillons, et enroulé une corde à son cou.
Tu es l’essence de ton propre reflet, la surface te suffit. Si bien que même mes mots te dépassent, te grandissent et t’étoffent.
Ne me dis pas où tu vas, il est si aisé de te retrouver. Je sais que tu n’as pas peur, tu n’as pas d’endroit où la loger. Je sais déjà tout de toi, et tout savoir n’a pas d’intérêt.
Toi tu n’as ni voix ni rêve ni caverne.
Tu n’as qu’un masque qui te colle à la peau comme un arapède à son rocher. Un masque unique qui ne change pas avec les années, qui ne s’habitue qu’à l’habituel, qui ne connaît que le connu, qui n’aime que ce qu’il a aimé.
Tu as un prénom mais tu n’as pas de visage, tu as des idéaux mais tu n’as pas d’idées, tu as des règles mais tu n’as pas d'exception.
Tu es un personnage coincé dans un roman. Un roman dont l’auteur a perdu sa plume, déchiré ses brouillons, et enroulé une corde à son cou.
Tu es l’essence de ton propre reflet, la surface te suffit. Si bien que même mes mots te dépassent, te grandissent et t’étoffent.
Ne me dis pas où tu vas, il est si aisé de te retrouver. Je sais que tu n’as pas peur, tu n’as pas d’endroit où la loger. Je sais déjà tout de toi, et tout savoir n’a pas d’intérêt.
