Adieu novembre (terza rima)
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Plus qu'un seul jour et novembre s'en va !
Ce mois frileux n'a pas trop l'heur de plaire
Et ne mérite guère de vivat.
Pourtant bel est l'automne sans brumaire,
Quand il s'habille de couleurs sanguines
Et ne tremble pas encor sous frimaire.
Les feuilles d'or d'octobre ont tristes mines,
Gisant au pied de leurs arbres chenus
En tas miséreux rongés de vermines.
Que sont les longs soirs d'été devenus,
La tiédeur mi-saison du doux septembre
Où la nuit s'avançait à pas menus ?
Le jour chétif trop vite se démembre,
Le soleil n'est qu'un lumignon pâlot
Insuffisant pour éclairer la chambre.
Le ciel arbore un teint gris et falot,
La nature se drape de silence,
Seul l'aquilon gémit ses trémolos.
Adieu donc à toi, le mois de l'absence,
Des prières sur les tombes en pleurs
Tandis que se tait la faune en dormance.
Décembre, remets la joie dans nos coeurs !
Ce mois frileux n'a pas trop l'heur de plaire
Et ne mérite guère de vivat.
Pourtant bel est l'automne sans brumaire,
Quand il s'habille de couleurs sanguines
Et ne tremble pas encor sous frimaire.
Les feuilles d'or d'octobre ont tristes mines,
Gisant au pied de leurs arbres chenus
En tas miséreux rongés de vermines.
Que sont les longs soirs d'été devenus,
La tiédeur mi-saison du doux septembre
Où la nuit s'avançait à pas menus ?
Le jour chétif trop vite se démembre,
Le soleil n'est qu'un lumignon pâlot
Insuffisant pour éclairer la chambre.
Le ciel arbore un teint gris et falot,
La nature se drape de silence,
Seul l'aquilon gémit ses trémolos.
Adieu donc à toi, le mois de l'absence,
Des prières sur les tombes en pleurs
Tandis que se tait la faune en dormance.
Décembre, remets la joie dans nos coeurs !
