J’élève la voix...
J’élève la voix
Comme un arbre plein d’oiseaux
Je voudrais l’effrayer de bruit et de mots
Celle qui un temps longe mes pas
Dans les herbes desséchées
Et de poussières assemblées
En d’infimes petits travaux
D’absence recouvre ma peau
J’élève la voix
Comme un tonnerre une secousse
Mais toujours elle revient en douce
Déjà au loin on la voit
Sans tambour ni sonnante cloche
De jours en jours plus proche
De saisir mes chevilles nues
Tremblantes à peine charnues
Pleines de faiblesses nouvelles
Derrière leur rempart de chaleur
Mais cette dernière aussi craint-elle
Des chiens hagards le pleur
Comme un arbre plein d’oiseaux
Je voudrais l’effrayer de bruit et de mots
Celle qui un temps longe mes pas
Dans les herbes desséchées
Et de poussières assemblées
En d’infimes petits travaux
D’absence recouvre ma peau
J’élève la voix
Comme un tonnerre une secousse
Mais toujours elle revient en douce
Déjà au loin on la voit
Sans tambour ni sonnante cloche
De jours en jours plus proche
De saisir mes chevilles nues
Tremblantes à peine charnues
Pleines de faiblesses nouvelles
Derrière leur rempart de chaleur
Mais cette dernière aussi craint-elle
Des chiens hagards le pleur
