Éphémères
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Lorsque s’effeuille la rose
Que l’oiseau meurt sans un cri
Qu’un dernier regard se pose
Sur une dernière nuit
Pense à nos vies passagères
A notre chemin si court
A nos traces si légères
Que déjà se meurt le jour …
Médite sur l’éphémère
Qui marque tous nos destins
D’une certitude amère
Au seuil de chaque matin
Nos vies ? Envol d’éphémères
Brèves brises d’un instant
Douleurs et joies prisonnières
Sous l’étreinte du moment …
A moins que, dans la lumière
Ton cœur, plus loin que le jour
Rencontre à l’heure dernière
L’éternité de l’amour !
