Humanoïde
1
Combien vous haïssez ce qui vous constitue
Que chacun d'entre vous dès qu'il le voit le tue ;
Faut-il que la mémoire en bouche ait sève amère
Pour que siècles durant inventiez des chimères ;
Combien vous avez peur de ce bestial profond
Qui, piégé dans sa cage, enrage et se morfond,
Ce démon primitif qui veut que le sol change
Sur lequel bâtissez tant le monstre que l'ange.
Animal démuni au monde inadapté
Qui, sur autre chemin, marcher avez opté,
Vous avez inséré, entre la sphère et vous,
En dévoyant les lois qui pour vous se dévouent,
Une chape de plomb, du béton en terrasse,
En étouffant la Terre, en gagnant plus de place,
Une feuille très mince isolant le réel,
En fuyant celui-ci dans le faux virtuel,
De ce ciel par lequel vous rêvez d'échapper,
Comme si l'infini désirait vous happer,
En volant tel Icare au-dessus de Minos,
Quitter le labyrinthe en esquivant Chronos.
Sans doute le soleil fera t'il fondre en vous,
Dans ce squelette que panique désavoue,
Votre intime chimie, libérant le carbone,
Lequel, pour le vivant, au hasard s'abandonne,
Afin de n'être plus qu'éther pur et léger,
Un archange nouveau de la chair allégé.
Que chacun d'entre vous dès qu'il le voit le tue ;
Faut-il que la mémoire en bouche ait sève amère
Pour que siècles durant inventiez des chimères ;
Combien vous avez peur de ce bestial profond
Qui, piégé dans sa cage, enrage et se morfond,
Ce démon primitif qui veut que le sol change
Sur lequel bâtissez tant le monstre que l'ange.
Animal démuni au monde inadapté
Qui, sur autre chemin, marcher avez opté,
Vous avez inséré, entre la sphère et vous,
En dévoyant les lois qui pour vous se dévouent,
Une chape de plomb, du béton en terrasse,
En étouffant la Terre, en gagnant plus de place,
Une feuille très mince isolant le réel,
En fuyant celui-ci dans le faux virtuel,
De ce ciel par lequel vous rêvez d'échapper,
Comme si l'infini désirait vous happer,
En volant tel Icare au-dessus de Minos,
Quitter le labyrinthe en esquivant Chronos.
Sans doute le soleil fera t'il fondre en vous,
Dans ce squelette que panique désavoue,
Votre intime chimie, libérant le carbone,
Lequel, pour le vivant, au hasard s'abandonne,
Afin de n'être plus qu'éther pur et léger,
Un archange nouveau de la chair allégé.
©Persona
