Quand le soleil joue avec la nuit
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Magie du ciel à l’heure du couchant,
Voile de nuages baladés au vent,
Essoufflés, brisés, lambeaux d’argent
Tailladés dans les lames du mauvais temps.
Ils se cherchent et se perdent à la fois,
Un trait de lumière les dessine parfois,
Taquins, fragiles, ils jouent avec le feu.
L’un s’égare dans le noir, l’autre rougit,
Ils se rapprochent et se cachent à la fin,
Comme dansent les amoureux dans la soie de leur lit.
Les ombres s’oublient dans les coins sombres,
La nuit tombe, tombent les masques
Des amants qui se prennent au jeu
Et se rient des lendemains hasardeux.
Le froid du matin réveille la chambre bleue.
Un léger manteau blanc enveloppe les rues,
Les lacs, les fleurs, son corps à l’épaule restée nue,
Qu’il embrasse encore et mouille de larmes
Quand les perles de l’aube signent la fin du jeu.
Voile de nuages baladés au vent,
Essoufflés, brisés, lambeaux d’argent
Tailladés dans les lames du mauvais temps.
Ils se cherchent et se perdent à la fois,
Un trait de lumière les dessine parfois,
Taquins, fragiles, ils jouent avec le feu.
L’un s’égare dans le noir, l’autre rougit,
Ils se rapprochent et se cachent à la fin,
Comme dansent les amoureux dans la soie de leur lit.
Les ombres s’oublient dans les coins sombres,
La nuit tombe, tombent les masques
Des amants qui se prennent au jeu
Et se rient des lendemains hasardeux.
Le froid du matin réveille la chambre bleue.
Un léger manteau blanc enveloppe les rues,
Les lacs, les fleurs, son corps à l’épaule restée nue,
Qu’il embrasse encore et mouille de larmes
Quand les perles de l’aube signent la fin du jeu.
