Si je pouvais
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Si je pouvais la mettre en pièces,
Ne serait-ce qu’un court instant,
Étrangler de ma main en liesse
La course débridée du temps…
Jetées des horloges, les heures
Seraient pareilles aux galets
Qui sautillant sur l’eau l’effleurent,
Cette fois sans jamais sombrer.
Ne compteraient plus les urgences
D’une vie en accéléré,
Prenant son bonheur en patience,
A chaque rien l’on sourirait.
Nous serions sous l’enchantement
De la moindre fleur au chemin,
La pluie frappant le contrevent,
L’espièglerie d’un jeune chien
Et nous nous verrions inchangés
Sans la mélancolie des rides,
Posant le matin, sur nos traits,
Le seul fard de l’aube timide.
De mon poing fermement serré,
Si je pouvais tordre sa loi…
Mais déjà le vent s’est glissé
Dans l’interstice de mes doigts.
Ne serait-ce qu’un court instant,
Étrangler de ma main en liesse
La course débridée du temps…
Jetées des horloges, les heures
Seraient pareilles aux galets
Qui sautillant sur l’eau l’effleurent,
Cette fois sans jamais sombrer.
Ne compteraient plus les urgences
D’une vie en accéléré,
Prenant son bonheur en patience,
A chaque rien l’on sourirait.
Nous serions sous l’enchantement
De la moindre fleur au chemin,
La pluie frappant le contrevent,
L’espièglerie d’un jeune chien
Et nous nous verrions inchangés
Sans la mélancolie des rides,
Posant le matin, sur nos traits,
Le seul fard de l’aube timide.
De mon poing fermement serré,
Si je pouvais tordre sa loi…
Mais déjà le vent s’est glissé
Dans l’interstice de mes doigts.
