Sous l'arbre d'or
3
Assis sur les marches de ma mémoire,
Je voyage dans les champs du passé,
Mes souvenirs font de la balançoire
Sous le murmure de l'arbre doré.
Un tourbillon d’éthérés sentiments,
Dans une immense et vive profusion,
Flotte ici quand m’enlace tendrement
Cet ombrage roux où nous nous aimions.
Je revois l’insensée ébullition,
L’audace gênée du premier baiser
Et entre deux ces moments d’abandon
Quand tu arrivais, comme vient l’été.
Sous la ramure torse et mordorée,
Tes lèvres du rouge vif des cerises
Rendaient folle, dès qu’elles l'écartaient,
L’étoffe fébrile de ma chemise.
Dans la danse sensuelle des feuilles
Décline ce soleil qui nous comblait
Et sans pouvoir le retenir j’en cueille
Un rai pour le soir, qui m’a rattrapé,
Car revoici le cours lent du présent
Dans son étroit et ruiné corridor.
Du vieux temps il ne reste, caressant,
En automne, que ce murmure d’or.
Je voyage dans les champs du passé,
Mes souvenirs font de la balançoire
Sous le murmure de l'arbre doré.
Un tourbillon d’éthérés sentiments,
Dans une immense et vive profusion,
Flotte ici quand m’enlace tendrement
Cet ombrage roux où nous nous aimions.
Je revois l’insensée ébullition,
L’audace gênée du premier baiser
Et entre deux ces moments d’abandon
Quand tu arrivais, comme vient l’été.
Sous la ramure torse et mordorée,
Tes lèvres du rouge vif des cerises
Rendaient folle, dès qu’elles l'écartaient,
L’étoffe fébrile de ma chemise.
Dans la danse sensuelle des feuilles
Décline ce soleil qui nous comblait
Et sans pouvoir le retenir j’en cueille
Un rai pour le soir, qui m’a rattrapé,
Car revoici le cours lent du présent
Dans son étroit et ruiné corridor.
Du vieux temps il ne reste, caressant,
En automne, que ce murmure d’or.
