Connard !
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Un surgeon froid de rage blanche
Me pousse, en agreste rejet,
Car tel que jeune m’ébréchait
Trop de bêtise, me dérange
Aujourd’hui l’emmerdeur civil,
Tout heureux de m’être une plaie,
Avec sa bassesse zélée,
Fort semblable au soldat si vil !
Toi qui d’être autant laid fais gloire,
Bousier poussant ses excréments
Comme un curé les sacrements,
Tu jouis de la gloire noire
Dont tu tentes d’éclabousser,
Fiel qui sort seul de ta parole,
Tes congénères, vilain drôle,
Avec des airs d’arquebusier !
Telle bouchère lucilie,
Ta pauvre intelligence nuit
Plus inversement qu’elle luit,
Pour empoisonner de sa lie
Toute blessure où tu pondras
Les œufs de ta nature immonde
Dont tu voudrais couvrir le monde
Comme Belzébuth de ses rats !
Mais, pauvre type, l’envergure
Ridicule de ton pouvoir
Ne saurait servir ni pourvoir
Nul projet dont ta hargne jure,
Mégalomane, un bien-fondé,
Soi-disant, de suprématie
Sur les gens ; fâcheux qu’émacie
Le bonheur de l’autre - effronté -
Poussée ainsi qu’un peu de sable,
Passe en son cours sale d’égout,
Sans amour, sans joie et sans goût,
Ta vie en tout inenviable !
Bisou
