Ricochets
1
Si te semblent désabusées
Les saisons jusqu’ici vécues,
Ouvre tes yeux sur la beauté
Du monde que tu ne vois plus.
Qu’il rase l’onde ou vole haut
- Il n’est loisir plus apaisant -
Commence toujours par l’oiseau,
Admire son vol sous le vent.
En respectant son taiseux verbe
Rejoins le pâtre en sa montagne,
Partage son matelas d’herbe
Sous les étoiles, ses compagnes.
Rêve au jardin, de l’arbrisseau
La future tiédeur de l’ombre,
De l’air passant dans ses rameaux
Qui soignera tes humeurs sombres
Et donne à celle qui fait signe
Des heures pleines d’attention
En découvrant ce que souligne
Son regard, vers toi plus profond.
Ne crains plus la mélancolie,
Quand se lèvent comme des soirs
Parfois les matins de la vie,
D’on ne sait quel gris réservoir :
De ricochets sur l'eau médite,
Prenant des cailloux dans ta main.
Si un mauvais spleen te visite,
Tu le verras tarir soudain
Dans la mélodie de l’histoire
Qui sera devenue la tienne :
L’oiseau, le berger, la victoire
De l’arbre en sa ligne aérienne,
L’inconnue venue pour t’aimer…
Fredonne tout et n’omets rien,
Pas même les pierres jetées :
Tous ces trésors font ton destin.
Les saisons jusqu’ici vécues,
Ouvre tes yeux sur la beauté
Du monde que tu ne vois plus.
Qu’il rase l’onde ou vole haut
- Il n’est loisir plus apaisant -
Commence toujours par l’oiseau,
Admire son vol sous le vent.
En respectant son taiseux verbe
Rejoins le pâtre en sa montagne,
Partage son matelas d’herbe
Sous les étoiles, ses compagnes.
Rêve au jardin, de l’arbrisseau
La future tiédeur de l’ombre,
De l’air passant dans ses rameaux
Qui soignera tes humeurs sombres
Et donne à celle qui fait signe
Des heures pleines d’attention
En découvrant ce que souligne
Son regard, vers toi plus profond.
Ne crains plus la mélancolie,
Quand se lèvent comme des soirs
Parfois les matins de la vie,
D’on ne sait quel gris réservoir :
De ricochets sur l'eau médite,
Prenant des cailloux dans ta main.
Si un mauvais spleen te visite,
Tu le verras tarir soudain
Dans la mélodie de l’histoire
Qui sera devenue la tienne :
L’oiseau, le berger, la victoire
De l’arbre en sa ligne aérienne,
L’inconnue venue pour t’aimer…
Fredonne tout et n’omets rien,
Pas même les pierres jetées :
Tous ces trésors font ton destin.
