Les marins
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Dans l'or du sable de la plage
Quand le soleil se couche au soir
Au rendez-vous des coquillages
Qui viennent se dire bonsoir
La houle roule ses eaux calmes
Le palmier évente ses palmes
Lors, il s'entend le son du vent
Vibrant doucement sous la lune
Puis la dune vers la lagune
Au firmament s'épanche et brille
Sous les étoiles qui scintillent
Elle murmure alors souvent
Cette chanson du fond des temps
Quand les marins tanguaient, buvant
Leur infortune au gré des flots
Sur leur rafiot, les matelots
Trompaient la peur se grisant trop
Dans son halo de feu, le phare
Veillait sur eux; leur tintamarre
Tonitruant s'entendait loin
Au large de l'île de Sein
Le port les accueillait encore
Dans le café même ivres morts
Puis s'en sont allés les marins
Vers d'autres cieux des plus sereins
La plage au soir, ses coquillages
Retrouve maintenant son calme
Les palmiers frétillent leurs palmes
Vibre le vent sous les étoiles
Les marins ont pris la grand-voile
