Les jardins de la France
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Fatras double d'après un distique extrait du poème de Louis Aragon « Les lilas et les roses »
Je n’oublierai jamais les jardins de la France
Semblables aux missels des siècles disparus
Je n’oublierai jamais les jardins de la France
Qui furent le décor de ma petite enfance
Avant que me taraude un projet incongru,
Né, si je me souviens, dès mon adolescence :
Partir à l'aventure, aller tenter ma chance,
Pas trop loin, toutefois, du pays bien connu,
Pour vite rentrer en cas de déconvenue.
Le bagage était mince, autant la connaissance
Des gens de là-bas, de leur langage et leurs us
Qu'on prétendait stricts et dénués d'indulgence,
Semblables aux missels des siècles disparus.
Semblables aux missels des siècles disparus
Leurs lois j'ai respectées et leurs livres j'ai lus.
Puis mon destin croisa l'envoyé de la chance.
C'est lui que j'attendais, tout de suite j'y crus.
Depuis, main dans la main, quel chemin parcouru,
De soucis surmontés avec foi et constance,
De bonheur assuré par double descendance !
Mais au soir de ma vie, quand je serai fourbue,
Quand sera venu le temps de la sénescence,
Me bercera toujours l'ineffable romance :
Je n’oublierai jamais les jardins de la France !
Je n’oublierai jamais les jardins de la France
Semblables aux missels des siècles disparus
Je n’oublierai jamais les jardins de la France
Qui furent le décor de ma petite enfance
Avant que me taraude un projet incongru,
Né, si je me souviens, dès mon adolescence :
Partir à l'aventure, aller tenter ma chance,
Pas trop loin, toutefois, du pays bien connu,
Pour vite rentrer en cas de déconvenue.
Le bagage était mince, autant la connaissance
Des gens de là-bas, de leur langage et leurs us
Qu'on prétendait stricts et dénués d'indulgence,
Semblables aux missels des siècles disparus.
Semblables aux missels des siècles disparus
Leurs lois j'ai respectées et leurs livres j'ai lus.
Puis mon destin croisa l'envoyé de la chance.
C'est lui que j'attendais, tout de suite j'y crus.
Depuis, main dans la main, quel chemin parcouru,
De soucis surmontés avec foi et constance,
De bonheur assuré par double descendance !
Mais au soir de ma vie, quand je serai fourbue,
Quand sera venu le temps de la sénescence,
Me bercera toujours l'ineffable romance :
Je n’oublierai jamais les jardins de la France !
http://www.unjourunpoeme.fr/poeme/les-lilas-et-les-roses
"Je n’oublierai jamais les jardins de la France
Semblables aux missels des siècles disparus
Ni le trouble des soirs l’énigme du silence
Les roses tout le long du chemin parcouru"...
"Je n’oublierai jamais les jardins de la France
Semblables aux missels des siècles disparus
Ni le trouble des soirs l’énigme du silence
Les roses tout le long du chemin parcouru"...
