À l’heure d’été.
Arcs étroits et furtifs aux plaintes enjouées, le ballet dispersé des martinets s’étire : entre les toits d’ardoise et les frêles portiques, ils célèbrent le deuil installé du printemps. Les terrasses dressées s’improvisent théâtres, où l’on ôte son masque pour imiter la vie ; dans les gorgées de rire et les éclats de verre, les amitiés se fondent et renaissent en choeur.
Le jour décline à peine à l’aplomb des façades, les ombres échauffées des tacites amours se confondent étroitement au détour des ruelles, mais l’orage en coulisse attise la fraîcheur… L’odeur de la campagne a pénétré la ville et le temps s’est figé dans la ronde du soir, chacun se plaît à croire en un rêve impossible, dans l’infini présent qui n’attend plus de nuit.
Le jour décline à peine à l’aplomb des façades, les ombres échauffées des tacites amours se confondent étroitement au détour des ruelles, mais l’orage en coulisse attise la fraîcheur… L’odeur de la campagne a pénétré la ville et le temps s’est figé dans la ronde du soir, chacun se plaît à croire en un rêve impossible, dans l’infini présent qui n’attend plus de nuit.
