Confession
3
J'ai promis dans tes yeux me baigner longuement
Mais, au petit matin, quand le soleil m'appelle,
Je dénoue les serments qui nous firent amants
Pour suivre, dans le ciel, une neuve étincelle.
Si j'ai sauvé ton frère, exposé aux tourments
De malandrins, c'est que je suis resté fidèle
En cette unique foi nommée mon jugement.
Je refuse tout Droit issu de parentèle !
Je ne changerai pas l'absurdité du monde ;
Les prélats pensent aussi bien que mon valet
Et tout maître en a un que, servile, il seconde ;
Incapable sorcier de tenir un balai !
Ne soyez effrayés, je ne suis pas à plaindre,
Car même le néant n'est nullement à craindre.
Mais, au petit matin, quand le soleil m'appelle,
Je dénoue les serments qui nous firent amants
Pour suivre, dans le ciel, une neuve étincelle.
Si j'ai sauvé ton frère, exposé aux tourments
De malandrins, c'est que je suis resté fidèle
En cette unique foi nommée mon jugement.
Je refuse tout Droit issu de parentèle !
Je ne changerai pas l'absurdité du monde ;
Les prélats pensent aussi bien que mon valet
Et tout maître en a un que, servile, il seconde ;
Incapable sorcier de tenir un balai !
Ne soyez effrayés, je ne suis pas à plaindre,
Car même le néant n'est nullement à craindre.
©Persona
