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Primape
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Il nous faut voir, pour dresser son portrait,
Tous les signes laissés de sa puissance,
Toutes scaries qui firent son attrait
Sur cette peau de vive connaissance.
Vierge et nu fut ainsi son indécence,
N'ayant à suivre de prévisions.
Il était tôt pour que la sénescence
Germa au suc des désillusions.
Il voit, sur l'horizon que son œil longe,
Cet infini qui désormais le ronge.

Démuni, lent, prudent et consciencieux,
Il n'est frémir que son esprit n'absorbe,
Plaçant des dieux, bien au-dessus de l'orbe,
Sachant de tous être plus malicieux.
Il n'est de jour qu'il ne plonge en l'absinthe
Son rêve, afin qu'il soit fiction sainte.
Nul élément ne semble le fléchir
Tant, de s'enfuir, sa soif est obstinée.
Nulle terreur ne saurait le bléchir,
Son souffle étant de voile mutinée.
©Persona

© Poème posté le 18/08/2022 par Jim

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