Conte de la mille et deuxième nuit
1
Sur une chanson à boire
en guise de conte de fées
prêtez-moi une oreille
pour nier la bienséance
et ravir au passé
cette histoire que la cloche
dédiait à sa légende
parmi ceux qui au rouge
s'étaient voués corps et âmes
un savait grâce à Dieu
à Bacchus ou au Diable
débusquer les bouteilles
où marinait son pote
le génie du raisin
Au hasard des chemins
un enfant averti
de ce don peu commun
trouva la fête trop belle
d'y assouvir sa quête
en voyant le clochard
libérer son copain
-"Embarquons pour Cythère
tant que le vent nous mène"
S'ébroua le génie
-"Et osons" reprit il
-"Des noces à la sauvette
nos furtives épousailles
valent bien celles de Cana"
-"Enjupons nous sur l'heure
au hasard des guinguettes"
Renchérit le clochard
-"Comment ne pas trouver
une chaussure à nos pieds
avec toutes ces pointures
qui égayent le pavé"
Entre deux bras d'honneur
ils trinquèrent aux guignols
fustigèrent les rupins
la liberté venue
faire carousse avec eux
trouva même de bon ton
d'être haïe par les cons
cependant qu'amoureuse
elle vidait leur flacon
inspirant au génie
cette oraison funèbre
-"Rien de mieux que le cul
des femmes et des bouteilles"
Osa t'il avec peine..."
-"Ne t'aura plus sûrement
fait tarir et renaître"
L'aida son compagnon
qui d'un geste en cuvant
une chopine sur la fin
enhardit le gamin
à sortir des buissons
pour d'une ultime gouttelette
saisir le dernier trait
du génie moribond
-"Qui s'invente un chemin
crée des Rome vagabondes
tous les autres ne t'apprennent
qu'à marcher d'un même pas"
Et puis sur un clin d'oeil
dans l'air il s'évanouit
-"Tous les autres ne t'apprennent
qu'à marcher d'un même pas"
Alors face au soleil
le gamin repartit
vers l'école en souriant.
en guise de conte de fées
prêtez-moi une oreille
pour nier la bienséance
et ravir au passé
cette histoire que la cloche
dédiait à sa légende
parmi ceux qui au rouge
s'étaient voués corps et âmes
un savait grâce à Dieu
à Bacchus ou au Diable
débusquer les bouteilles
où marinait son pote
le génie du raisin
Au hasard des chemins
un enfant averti
de ce don peu commun
trouva la fête trop belle
d'y assouvir sa quête
en voyant le clochard
libérer son copain
-"Embarquons pour Cythère
tant que le vent nous mène"
S'ébroua le génie
-"Et osons" reprit il
-"Des noces à la sauvette
nos furtives épousailles
valent bien celles de Cana"
-"Enjupons nous sur l'heure
au hasard des guinguettes"
Renchérit le clochard
-"Comment ne pas trouver
une chaussure à nos pieds
avec toutes ces pointures
qui égayent le pavé"
Entre deux bras d'honneur
ils trinquèrent aux guignols
fustigèrent les rupins
la liberté venue
faire carousse avec eux
trouva même de bon ton
d'être haïe par les cons
cependant qu'amoureuse
elle vidait leur flacon
inspirant au génie
cette oraison funèbre
-"Rien de mieux que le cul
des femmes et des bouteilles"
Osa t'il avec peine..."
-"Ne t'aura plus sûrement
fait tarir et renaître"
L'aida son compagnon
qui d'un geste en cuvant
une chopine sur la fin
enhardit le gamin
à sortir des buissons
pour d'une ultime gouttelette
saisir le dernier trait
du génie moribond
-"Qui s'invente un chemin
crée des Rome vagabondes
tous les autres ne t'apprennent
qu'à marcher d'un même pas"
Et puis sur un clin d'oeil
dans l'air il s'évanouit
-"Tous les autres ne t'apprennent
qu'à marcher d'un même pas"
Alors face au soleil
le gamin repartit
vers l'école en souriant.
