Quand tu tournes le dos la rime est dans le sel
Tu fus et mon bourreau et mon exemple à suivre
Et moi la laisse au coup brimé de tes injures
Je suppliais pardon comme pucelle abjure
Quand sur mon dos dansait ta cruauté de cuivre
Et me voilà encore à ton corps qui m’enivre
Je crie en paradoxe au plaisir des brulures
Et je t'aime et te hais de cette déchirure
Je voudrais être celle allongée dans tes livres
Ô poète maudit je rêve de baisers
Que tu verses sur moi en vils alexandrins
Que la muse t'inspire avec brutalité
Cravache tous tes mots à casser mon estime
Et broies mes seuls talents au creux de tes deux mains
Que je ne sache plus avec quoi ton nom rime
