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Plaisance
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La substantifique moelle
D’Éole met à la voile
- Qu’il est houleux l’Océan
Dont le gouffre amer bée en
Creusant sa vague cruelle
Sous le ciel bas qui s’étoile !

Dans l’univers hauturier
Le flot se prend à briller,
Et, libre, Aphrodite écume
De cette joie où l’on hume
- Quand on est aventurier -
L’avenir, pour dessiller

L’œil qui ne cherche qu’à croire
A cette bonté bizarre
Dont on affuble le bleu
(Qui viendrait tout droit de Dieu)
De l’éther et de la mare
Gigantesque de Pizarre

Où se fourvoieront, naïfs,
De doux intrus - car ces fiefs
A franchir sont difficiles,
Avec si peu - si peu - d’îles,
Qu’ils regretteront les biefs
Dont ils sont plutôt natifs !

… Et l’espace immense et libre,
Rugissant ainsi qu’un tigre,
Restera mystère froid
A ces cœurs où la mer croît
Comme rugit l’eau du Tibre,
A la crue allègre.
- Bigre ! -

© Poème posté le 25/07/2022 par Salus

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