Parfum de cellulose
1
Sa joue contre la peau d’écorce,
L’enfant s’imprègne de la force
Affable de l’arbre tranquille,
Sous l’or de l’été immobile.
Soudain s’écartant avec zèle,
Il jauge du sol jusqu’au ciel
La longue ligne ramifiée,
Ses yeux d’émeraude plissés.
Le colosse semblant comprendre,
De sa ramure fait descendre
Une aubade de vent câlin
Qui ébouriffe le bambin !
Il reste là, face penchée,
Ses petits bras en l’air jetés,
Laissant s’infiltrer la caresse
Que le grand chêne lui adresse.
Mais au loin une voix appelle,
Il hésite, la voix martèle :
« Viens vite, le dîner est prêt ! »
Son vieil ami il doit laisser.
Le cœur débordant de tendresse,
Il vole alors et en vitesse,
Sur le tronc rugueux deux baisers...
Puis accourt dans la maisonnée.
Comme un trésor il les dépose
-Léger parfum de cellulose-
Sur les deux mains de sa maman
Qui rit et pleure en même temps.
L’enfant s’imprègne de la force
Affable de l’arbre tranquille,
Sous l’or de l’été immobile.
Soudain s’écartant avec zèle,
Il jauge du sol jusqu’au ciel
La longue ligne ramifiée,
Ses yeux d’émeraude plissés.
Le colosse semblant comprendre,
De sa ramure fait descendre
Une aubade de vent câlin
Qui ébouriffe le bambin !
Il reste là, face penchée,
Ses petits bras en l’air jetés,
Laissant s’infiltrer la caresse
Que le grand chêne lui adresse.
Mais au loin une voix appelle,
Il hésite, la voix martèle :
« Viens vite, le dîner est prêt ! »
Son vieil ami il doit laisser.
Le cœur débordant de tendresse,
Il vole alors et en vitesse,
Sur le tronc rugueux deux baisers...
Puis accourt dans la maisonnée.
Comme un trésor il les dépose
-Léger parfum de cellulose-
Sur les deux mains de sa maman
Qui rit et pleure en même temps.
