Les moments de plaisirs, des tourments et désirs
Font danses fondantes des glaces et miroirs
Nous n’y verrons plus guère en des lits à gésir
Qu’au ciel, drapant de soies féeries dans l’ouvroir
Où naguère a brodé l’univers des étoiles
Et des voiles des nues gardiennes des silences
Des femmes en allées, marchant charmées de toiles
Tisseuses de ces vers, hosties des résiliences
Elles souffraient, elles qui donnèrent leurs vies
L’engendrement, leur genre atténue des envies
Meurtrières, qu’elles fortes murent dans elles
Leurs tableaux relèvent des tombeaux les vraies saintes
Flammèches des couchants non éteintes enceintes
Accouchant des anges élèves de leurs ailes
