Climax.
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Le ciel accroche en vain quelques lambeaux d'azur, déjà les villes resserrent leurs galeries d’or en mosaïques crépusculaires. Lasse, la dune cède aux assauts des vagues, car les bateaux, ces ogres aux ventres écaillés, ont des festins vivants à livrer avant l’aube. Sous l’écorce du monde un opéra prend forme, dont les échos lointains cristallisent en surface : on dirait que la terre, toute gorgée de chaleur, est prête à basculer comme un fruit déjà mûr.
