De rameaux en racines
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Je rêverais avoir racines…
Sous l’autan je frissonnerais,
Sur l’échine d’une colline,
Ma base au sol bien arrimée.
J’essuierais le front supérieur
Du ciel radieux ou bien en pleurs,
Chaque saison, toujours plus droit,
Allongeant haut mes bras de bois.
Je serais pin, chêne ou bien hêtre
Que l’été tenterait brûler,
Que l’automne tordrait peut-être
Et l’hiver voudrait pétrifier.
Mais dès les premiers clairs élans
De gais chants d’oiseaux assortis,
Le chahut jovial du printemps
Me rendrait force, joie et vie.
Tu viendrais chercher ma caresse
Sous la ramure déployée
Où l’oiseau cache son ivresse
Qui serait mienne en vérité
Mais aurait la paix des nuages,
Goût de mer quand porte le vent,
Te portant son sel au visage,
Un baiser y abandonnant.
De mes rameaux à mes racines,
T’ayant contre moi appuyée,
Tout là-haut sur notre colline
Plus que jamais, je frémirais.
Sous l’autan je frissonnerais,
Sur l’échine d’une colline,
Ma base au sol bien arrimée.
J’essuierais le front supérieur
Du ciel radieux ou bien en pleurs,
Chaque saison, toujours plus droit,
Allongeant haut mes bras de bois.
Je serais pin, chêne ou bien hêtre
Que l’été tenterait brûler,
Que l’automne tordrait peut-être
Et l’hiver voudrait pétrifier.
Mais dès les premiers clairs élans
De gais chants d’oiseaux assortis,
Le chahut jovial du printemps
Me rendrait force, joie et vie.
Tu viendrais chercher ma caresse
Sous la ramure déployée
Où l’oiseau cache son ivresse
Qui serait mienne en vérité
Mais aurait la paix des nuages,
Goût de mer quand porte le vent,
Te portant son sel au visage,
Un baiser y abandonnant.
De mes rameaux à mes racines,
T’ayant contre moi appuyée,
Tout là-haut sur notre colline
Plus que jamais, je frémirais.
