Duo posthume avec Georges Fourest
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Glose d'après le poème de Georges Fourest "Fleurs des morts"
Vous seriez mieux au jardin,
comme l'iris, le jasmin,
"Ô Chrysanthèmes, fleurs d’or,"
Ou dans un bouquet de table.
mais vous -quel sort excécrable !-
"fleurissez les pauvres morts"
Dans un grossier pot d'argile,
au lieu d'un vase fragile
"chrysanthèmes, fleurissez,"
Loin d'un séduisant parterre,
déposés au cimetière
"pour les pauvres trépassés."
Votre futile splendeur
fait la joie des visiteurs
"Mais, sous la terre enfermés,"
Vos hôtes restent de glace,
prisonniers dans leur palace,
"ils ne connaîtront jamais"
La souplesse et le prestige
de vos élégantes tiges,
"vos pétales embaumés,"
Votre feuillage émeraude.
L'insondable néant rôde
"dans leurs tristes monuments,"
Le froid les a rendus gourds,
le silence en fit des sourds.
"Las ! Ils verront seulement"
Par le chas de leurs yeux vides
dans leurs orbites livides
"vos racines : c’est pourquoi,"
Outré par le gaspillage
résultant d'un vieil usage,
"sentimental, à part moi,"
Par égard pour nos anciens,
pour que perdurent les liens,
"je songe, ô vivants pieux,"
Attachés à la coutume
d'offrir des cadeaux posthumes,
"que peut-être il vaudrait mieux"
Laisser les fleurs aux vivants
et, pour fêter les absents,
"planter sous les cyprès verts"
Un tendre tapis de mousse,
prétendant qu'en-dessous poussent
"les fleurs des morts à l’envers !"
Vous seriez mieux au jardin,
comme l'iris, le jasmin,
"Ô Chrysanthèmes, fleurs d’or,"
Ou dans un bouquet de table.
mais vous -quel sort excécrable !-
"fleurissez les pauvres morts"
Dans un grossier pot d'argile,
au lieu d'un vase fragile
"chrysanthèmes, fleurissez,"
Loin d'un séduisant parterre,
déposés au cimetière
"pour les pauvres trépassés."
Votre futile splendeur
fait la joie des visiteurs
"Mais, sous la terre enfermés,"
Vos hôtes restent de glace,
prisonniers dans leur palace,
"ils ne connaîtront jamais"
La souplesse et le prestige
de vos élégantes tiges,
"vos pétales embaumés,"
Votre feuillage émeraude.
L'insondable néant rôde
"dans leurs tristes monuments,"
Le froid les a rendus gourds,
le silence en fit des sourds.
"Las ! Ils verront seulement"
Par le chas de leurs yeux vides
dans leurs orbites livides
"vos racines : c’est pourquoi,"
Outré par le gaspillage
résultant d'un vieil usage,
"sentimental, à part moi,"
Par égard pour nos anciens,
pour que perdurent les liens,
"je songe, ô vivants pieux,"
Attachés à la coutume
d'offrir des cadeaux posthumes,
"que peut-être il vaudrait mieux"
Laisser les fleurs aux vivants
et, pour fêter les absents,
"planter sous les cyprès verts"
Un tendre tapis de mousse,
prétendant qu'en-dessous poussent
"les fleurs des morts à l’envers !"
Les vers du poème de Fourest figurent, comme dans toute glose qui se respecte, en troisième ligne de chaque strophe.
Poème en entier ici :
https://lespoetes.net/poeme.php?id=2946&cat=ph
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