Pose sur moi tous tes chagrins,
Ton long chemin de solitude,
Ces cals qui déflorent tes mains
A sarcler une vie trop rude.
Pose sans peur ta chevelure
Sur ma poitrine bien au chaud,
Ferme les yeux à tes blessures
Sans regrets, ni leur dire un mot.
Pose sur ma vie les valises
Qui chargent tes jours de leur poids
Car vois-tu sur ton cœur je mise,
Même brisé, en lui j’ai foi.
Pose-toi, comme en la feuillée
L’oiseau trop longtemps en suspens,
Abat ton vol sur ma croisée…
C’est là derrière que j’attends.
