Le vent aime les poètes
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Il est cet être que le vent appelle
Pour exprimer le trouble du vallon
Lorsque le souffle du soir l’ensorcelle
D’une fièvre dont il connait le nom.
Qu’orage tonne ou que soleil rayonne,
Pour lui la Terre est bleue comme une orange*,
L’herbe rit parfois et le caillou sonne,
Son art bilingue tutoie la mésange.
Planant de hautes crêtes en crevasses
Où culminent des joies, coulent des peines,
Il fouille aussi les sillons de l’espace
Qui cachent l’heur et la misère humaine.
La compassion est l’une de ses armes :
Sous la voûte griffée de cœurs meurtris,
De sa tendresse il rend compte de drames
Aux pleurs amers, pour des espoirs détruits.
Sa verve reste tranquille et fervente,
D’une force à la fois douce et profonde
Quand elle boit à la source apaisante
D’où filtre encore l’amour dans ce monde.
Ses vers sont fins comme de la dentelle,
Comme des embruns déliés de l’écume...
Voilà pourquoi toujours il le rappelle :
Le vent aime le poète et sa plume.
Pour exprimer le trouble du vallon
Lorsque le souffle du soir l’ensorcelle
D’une fièvre dont il connait le nom.
Qu’orage tonne ou que soleil rayonne,
Pour lui la Terre est bleue comme une orange*,
L’herbe rit parfois et le caillou sonne,
Son art bilingue tutoie la mésange.
Planant de hautes crêtes en crevasses
Où culminent des joies, coulent des peines,
Il fouille aussi les sillons de l’espace
Qui cachent l’heur et la misère humaine.
La compassion est l’une de ses armes :
Sous la voûte griffée de cœurs meurtris,
De sa tendresse il rend compte de drames
Aux pleurs amers, pour des espoirs détruits.
Sa verve reste tranquille et fervente,
D’une force à la fois douce et profonde
Quand elle boit à la source apaisante
D’où filtre encore l’amour dans ce monde.
Ses vers sont fins comme de la dentelle,
Comme des embruns déliés de l’écume...
Voilà pourquoi toujours il le rappelle :
Le vent aime le poète et sa plume.
* clin d’œil à Paul Eluard
