Les jours tranquilles
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Te souviens-tu des jours tranquilles,
Des matins buvant aux fontaines,
De nos longs étés immobiles
Couchés sous le soleil des plaines ?
Lors, nous dansions sur les chemins,
Parmi la clarté des ruisseaux,
Et nous respirions les jardins
Qu’effleurait l’aile des oiseaux.
Rappelle-toi les soirs d’automne
Et les forêts sur les collines :
Le vent sur nos pas en frissonne,
Lui qui se perd dans les ravines.
Que sont nos refrains devenus,
Et leurs sourires dans nos yeux ?
La cloche ne résonne plus,
L’oubli emporte les adieux.
Te souviens-tu de la brillance
De ces bonheurs doux et fragiles ?
Las ! Sur la rive du silence
Se sont fanés les jours tranquilles.
