Le sabbat
6
Voici qu’au ciel paraît l’ombre d’un mouton noir
Sur le blanc de la nue, la sorcière frémit
C’est le signe d’envol dans l’antique grimoire
Le cortège exalté fend l’espace infini
Chacun drapé de nuit comme des mauvais anges
Et que l’enfer appelle au sabbat de minuit
Émergeant du brouillard quelques pierres étranges
Encerclent pesamment ce monde halluciné
Qui honore Satan d’un concert de louanges
Lassés d’avoir en vain au ciel tambouriné
Les pauvres gens tirent le diable par la queue
Et voilà aussitôt l‘homme au Maître enchaîné
Les enfants font brouter le sol marécageux
A d’étiques crapauds revêtus d’écarlate
Portant sonnette autour de leur col verruqueux
Et les sons discordants des tuyaux d’orgue éclatent.
Autour d’un autel d’or l’assemblée communie
Dans le ton sulfureux d’une leste cantate
Un ignoble banquet suit la cacophonie
Avant l’exécution d’une ronde infernale
Prélude à la luxure et aux jeux interdits
Mais le coq a chanté fermant la bacchanale
Sorciers et envoûteurs retrouvent la raison
Le balai gît au sol près du foyer bancal
Et les sens apaisés exsudent leur poison
Sur le blanc de la nue, la sorcière frémit
C’est le signe d’envol dans l’antique grimoire
Le cortège exalté fend l’espace infini
Chacun drapé de nuit comme des mauvais anges
Et que l’enfer appelle au sabbat de minuit
Émergeant du brouillard quelques pierres étranges
Encerclent pesamment ce monde halluciné
Qui honore Satan d’un concert de louanges
Lassés d’avoir en vain au ciel tambouriné
Les pauvres gens tirent le diable par la queue
Et voilà aussitôt l‘homme au Maître enchaîné
Les enfants font brouter le sol marécageux
A d’étiques crapauds revêtus d’écarlate
Portant sonnette autour de leur col verruqueux
Et les sons discordants des tuyaux d’orgue éclatent.
Autour d’un autel d’or l’assemblée communie
Dans le ton sulfureux d’une leste cantate
Un ignoble banquet suit la cacophonie
Avant l’exécution d’une ronde infernale
Prélude à la luxure et aux jeux interdits
Mais le coq a chanté fermant la bacchanale
Sorciers et envoûteurs retrouvent la raison
Le balai gît au sol près du foyer bancal
Et les sens apaisés exsudent leur poison
