La ruelle de tes yeux
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Dans la ruelle étrange de tes yeux
Où je me glissai un soir de voyage
S’alanguissaient d’inexplicables feux
Qui prirent bientôt mon cœur en otage.
L’aventure sur ses pavés dorés
Débuta doucement en sa lisière
Sur tes cils où lascive s’attardait
D’un été, la déclinante lumière.
Quel était ce rêve, cette illusion ?
Levant ma tête sur les réverbères,
Cherchant des réponses à mes questions,
J’entrai, intrigué par tant de mystère.
Timides, les flammes d’or des bougies
Fuyaient leur étroite prison de verre
Et rampant aux façades assombries,
Glissaient là-haut à la cime des pierres.
Dans ce beau tamis de lumière, aubaine !
A peine voilé soudain j’aperçus
En ombre chinoise, sous les persiennes,
Le galbe unique de ton âme nue.
Jamais plus je n’ai quitté cette rue,
Amoureux fou de cette silhouette,
De son ciel pastel au bleu absolu
Dont je suis ici le pâle poète.
Où je me glissai un soir de voyage
S’alanguissaient d’inexplicables feux
Qui prirent bientôt mon cœur en otage.
L’aventure sur ses pavés dorés
Débuta doucement en sa lisière
Sur tes cils où lascive s’attardait
D’un été, la déclinante lumière.
Quel était ce rêve, cette illusion ?
Levant ma tête sur les réverbères,
Cherchant des réponses à mes questions,
J’entrai, intrigué par tant de mystère.
Timides, les flammes d’or des bougies
Fuyaient leur étroite prison de verre
Et rampant aux façades assombries,
Glissaient là-haut à la cime des pierres.
Dans ce beau tamis de lumière, aubaine !
A peine voilé soudain j’aperçus
En ombre chinoise, sous les persiennes,
Le galbe unique de ton âme nue.
Jamais plus je n’ai quitté cette rue,
Amoureux fou de cette silhouette,
De son ciel pastel au bleu absolu
Dont je suis ici le pâle poète.
