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Poème écrit par Nicolas

Juche

I

Face à la société, ne veut-on déclarer :
« Ne sens-tu pas ami qu’une bonne parole
Est souvent apportée, ainsi qu’une auréole
Dans l’esprit de tout être un roi peut exister ! » ?

Dans son approche Marx, pourtant, n’a-t-il lancé
Livrant son Capital, que certains ont un rôle
Naturel de Charons réclamant leur obole
Et s’opposant à ceux qui n’ont pas pu payer ...

La république abrite un fond de dictature
Dont s’exprime parfois la simple vérité,
Que ce soit dans la rue ou la littérature

Pour un monde meilleur, n’y clame-t-on : « Respect !
Nous voulons qu’en tout cœur s’active la foi pure
De celui qui fournit un labeur éclairé ! » ?

II


Des sages face au fait, de même, ont-ils pensé :
« Camarade sais-tu comment finit la Gaule ?
Peut-être qu’un l’ignore ou qu’un autre en rigole ?
– Et que Rome s’arma dix fois pour l’écraser ? » ?

En Corée du Nord, le faible est fusillé,
Le reste, convaincu, n’a ni droit ni bagnole,
Mangeant souvent du riz et buvant peu de gnole
Et mieux que ceux des camps s’efforce de bosser …

Elevant des parpaings ou traçant la structure,
Ouvriers et bourgeois cherchent tous à louer
Un système prônant son unique culture :

« L’action révolutionne un état imparfait !
Pour aller affronter l’incertaine nature
Fut-ce autrement qu’ainsi tous durent commencer ? ».
Je parle ici évidemment du concept de "corps esprit" proposé par l'historien nationaliste Shin Chae-ho au début du XXe siècle afin de vanter la notion d'autonomie.

Tous droits réservés © Poème posté le 06/04/2022 par Nicolas

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