La page blanche
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Un soir devant une page muette et blanche,
Mes mots tombèrent dans un puits béant sans fond
Et sous la lune triste au visage pervenche,
Ma joie s’enfonça dans cet abîme profond.
Mes vers s’envolèrent vers de hautes étoiles
Dans l’immensité d’un univers vide et noir.
Mes rimes enchaînées sur des vaisseaux sans voiles
Échouèrent sur des rives qu’on ne peut voir.
L’orée des mots a-t-elle atteint sa finitude ?
L’oiseau lyrique, va-t-il perdre son élan ?
Mes sonnets connaîtront l’exil, la solitude.
Tout poète a son point final, bon an mal an !
Dois-je me résigner sans être fataliste ?
Muette est ma page blanche et cela m’attriste.
Mes mots tombèrent dans un puits béant sans fond
Et sous la lune triste au visage pervenche,
Ma joie s’enfonça dans cet abîme profond.
Mes vers s’envolèrent vers de hautes étoiles
Dans l’immensité d’un univers vide et noir.
Mes rimes enchaînées sur des vaisseaux sans voiles
Échouèrent sur des rives qu’on ne peut voir.
L’orée des mots a-t-elle atteint sa finitude ?
L’oiseau lyrique, va-t-il perdre son élan ?
Mes sonnets connaîtront l’exil, la solitude.
Tout poète a son point final, bon an mal an !
Dois-je me résigner sans être fataliste ?
Muette est ma page blanche et cela m’attriste.
Tous droits réservés © Claude Lachapelle / MARS / 2022
