Amoureuse
2
A m o u r e u s e
Attente
Dimanche soir , sur le parvis de l'église
Un homme est apparu
Je ne l'ai pas appelé
Il ne m'a pas regardée
Marchande
Il est léger comme la fleur
Il pèse lourd le temps
Comme un trésor qui s'enfuit
C'est moi l'âge, la vieillesse
Je suis là pour te rappeler
Que...
Tu as vieilli
Originale
J'écoute parler le temps
Je vends, le rends, je brade les instants
J'ai perdu en route les moments
Juste des éclats de voix
Ne m'achetez pas mon présent
Unique
Je suis placée au centre
Place pigalle, bastille, république
J'ai vu la vie s'agiter
Il y a des balayeurs, des éboueurs
Des bouchers
Et....
Des colporteurs d'images
Cette fois j'ai bien failli le rattraper
Le métro qui m'emmène bibliothèque nationale
Rêveuse
Aujourd'hui cité de la musique
J'ai vu des acrobates, j'ai vu des musiciens
Sur ces visages insolents de paris
Les enfants ont souri
Les pigeons sur la butte de montmartre
Ont continué à se détourner
Solennels et bien pensants
J'ai traversé le pont de l'alma
Écolière
Et sur les quais je suis retournée sans honte
Chez ce libraire
Je suis sûre que je pourrais l'interroger
Il connaît sûrement apollinaire
Usine
Au petit matin, j'ai vu
Le cafetier et l'employé municipal avec son balai
Il y a de belles couleurs dans les caniveaux de paris
Des arabesques sur les trottoirs
Des barquettes bien séchées
Des cagettes bien entassées
Des papiers bleu pastèque
Et des pelures d'orange
Les murs sont gris et dessinés
Des projections de messages sans joie
De poésie à coeur ouvert
Des visages se profilent
J'ai les yeux bien noirs et j'écris...
Rue saint denis
Il y a des drôles de dames
Sur les abords et coins de rue
Ces poupées costumées de grâce et de dentelle
Leurs bas sont filés
Leur rouge à lèvres déborde
Comme des vieux livres oubliés
Les pages se tournent
Sans jamais se refermer...
Elles naviguent sur leur échasses
Jusqu'à la rue de la convention
Elle est passée et m'a frôlée
De sa longue jupe noire
Mais la foule nous a séparées
Elle s'est perdue au trocadéro
Elle ne quittera jamais sa place
Et gardera son trône jusqu' à la fin des temps
Cette tour de ferraille
Qui rugit et se dresse au loin
Elle me conte son histoire s'arrêtant jusqu'aux champs
Seule
Il y a tant de monde
Je polonais
Je japonais
Je hollandait
Vous pithiviers
Ils ou elles anglais
Il a pas d'habitants
Il y a des passants
Au présent au futur
Pour un temps...
J'ai vu une collègue au louvre
On la dérangeait sans cesse
Pour des ouvrages rares et puissants
Vous vendez des mots me dit-elle ?
Non, je vends la vie, les instants, les moments...
Cet homme que vous avez vu
Il portait un habit noir et un foulard rouge..
Une écharpe...je crois....
C'est aristide briant...
Ne vous posez plus de questions
Et revenez dans quelques temps....
Vous aurez sûrement tout oublié
Elle approche, elle brûle
Elle est paralysée
Électrifiée, glaciale
Ce que fragonard nous a laissé
Ce que champollion a décrypté
Et le titien...son réalisme...ses figures...
Botticelli bien indécent....
Mon art à moi c'est orsay
Et mes peintres ont des noms
Mes illustres inconnus
Je les visite sans qu'ils me voient
Je repose sur le parvis
Je navigue rue de rivoli
Vélasquez
Miro, picasso
Je suis toujours la devant
Ces statues de bronze
Ces bustes immobiles
Ses yeux sculptés
Et ces tableaux vernis
De poussière et de cuir
Hôtel du nord ...
Et l'atmosphère ?
J'ai toujours mes beaux yeux
Je vous domine dans ma ville
Je suis gargouille bien assise
Je vous contemple
Arcboutant et contrefort moi la rosace
Je suis gothique
Sous votre soleil
Sous le réverbère
Je vois un flic
Et sous la passerelle boulevard du crime
J'ai vu les enfants du paradis
Ecoute
Se dressent belles statues figées
L'heure où volent les canailles
Le camion se rempli
La ville ne fait pas un pli
L'attente sur les quais
Ils sont debout sur le parquet
De la gare montparnasse
Pendant que les minutes se tracassent
Et que les jours s'effacent
On écartèle les mâchoires
Sur le champ de foire
On sillonne sur les rails
On referme le portail
On crisse on glisse
Il pleut comme vache qui pisse
L'araignée...sa toile se tisse
Mon port à moi
C'est la seine
Long fleuve tranquille
Sans peine
Filant l'âme sereine
Mon film à moi quai des brumes
Sur des acteurs en noir et blanc
Sur cette gouaille parisienne
Je l'entend l'accent titi
Mon dessin à moi
Les poulbots
Ces enfants de la ville
Aux allures de gavroche
Les trous plein les poches
Mon livre on le dira..
Notre dame de paris
Si quasi modo était encore là
Paris brûle t-il ?
Attente
Dimanche soir , sur le parvis de l'église
Un homme est apparu
Je ne l'ai pas appelé
Il ne m'a pas regardée
Marchande
Il est léger comme la fleur
Il pèse lourd le temps
Comme un trésor qui s'enfuit
C'est moi l'âge, la vieillesse
Je suis là pour te rappeler
Que...
Tu as vieilli
Originale
J'écoute parler le temps
Je vends, le rends, je brade les instants
J'ai perdu en route les moments
Juste des éclats de voix
Ne m'achetez pas mon présent
Unique
Je suis placée au centre
Place pigalle, bastille, république
J'ai vu la vie s'agiter
Il y a des balayeurs, des éboueurs
Des bouchers
Et....
Des colporteurs d'images
Cette fois j'ai bien failli le rattraper
Le métro qui m'emmène bibliothèque nationale
Rêveuse
Aujourd'hui cité de la musique
J'ai vu des acrobates, j'ai vu des musiciens
Sur ces visages insolents de paris
Les enfants ont souri
Les pigeons sur la butte de montmartre
Ont continué à se détourner
Solennels et bien pensants
J'ai traversé le pont de l'alma
Écolière
Et sur les quais je suis retournée sans honte
Chez ce libraire
Je suis sûre que je pourrais l'interroger
Il connaît sûrement apollinaire
Usine
Au petit matin, j'ai vu
Le cafetier et l'employé municipal avec son balai
Il y a de belles couleurs dans les caniveaux de paris
Des arabesques sur les trottoirs
Des barquettes bien séchées
Des cagettes bien entassées
Des papiers bleu pastèque
Et des pelures d'orange
Les murs sont gris et dessinés
Des projections de messages sans joie
De poésie à coeur ouvert
Des visages se profilent
J'ai les yeux bien noirs et j'écris...
Rue saint denis
Il y a des drôles de dames
Sur les abords et coins de rue
Ces poupées costumées de grâce et de dentelle
Leurs bas sont filés
Leur rouge à lèvres déborde
Comme des vieux livres oubliés
Les pages se tournent
Sans jamais se refermer...
Elles naviguent sur leur échasses
Jusqu'à la rue de la convention
Elle est passée et m'a frôlée
De sa longue jupe noire
Mais la foule nous a séparées
Elle s'est perdue au trocadéro
Elle ne quittera jamais sa place
Et gardera son trône jusqu' à la fin des temps
Cette tour de ferraille
Qui rugit et se dresse au loin
Elle me conte son histoire s'arrêtant jusqu'aux champs
Seule
Il y a tant de monde
Je polonais
Je japonais
Je hollandait
Vous pithiviers
Ils ou elles anglais
Il a pas d'habitants
Il y a des passants
Au présent au futur
Pour un temps...
J'ai vu une collègue au louvre
On la dérangeait sans cesse
Pour des ouvrages rares et puissants
Vous vendez des mots me dit-elle ?
Non, je vends la vie, les instants, les moments...
Cet homme que vous avez vu
Il portait un habit noir et un foulard rouge..
Une écharpe...je crois....
C'est aristide briant...
Ne vous posez plus de questions
Et revenez dans quelques temps....
Vous aurez sûrement tout oublié
Elle approche, elle brûle
Elle est paralysée
Électrifiée, glaciale
Ce que fragonard nous a laissé
Ce que champollion a décrypté
Et le titien...son réalisme...ses figures...
Botticelli bien indécent....
Mon art à moi c'est orsay
Et mes peintres ont des noms
Mes illustres inconnus
Je les visite sans qu'ils me voient
Je repose sur le parvis
Je navigue rue de rivoli
Vélasquez
Miro, picasso
Je suis toujours la devant
Ces statues de bronze
Ces bustes immobiles
Ses yeux sculptés
Et ces tableaux vernis
De poussière et de cuir
Hôtel du nord ...
Et l'atmosphère ?
J'ai toujours mes beaux yeux
Je vous domine dans ma ville
Je suis gargouille bien assise
Je vous contemple
Arcboutant et contrefort moi la rosace
Je suis gothique
Sous votre soleil
Sous le réverbère
Je vois un flic
Et sous la passerelle boulevard du crime
J'ai vu les enfants du paradis
Ecoute
Se dressent belles statues figées
L'heure où volent les canailles
Le camion se rempli
La ville ne fait pas un pli
L'attente sur les quais
Ils sont debout sur le parquet
De la gare montparnasse
Pendant que les minutes se tracassent
Et que les jours s'effacent
On écartèle les mâchoires
Sur le champ de foire
On sillonne sur les rails
On referme le portail
On crisse on glisse
Il pleut comme vache qui pisse
L'araignée...sa toile se tisse
Mon port à moi
C'est la seine
Long fleuve tranquille
Sans peine
Filant l'âme sereine
Mon film à moi quai des brumes
Sur des acteurs en noir et blanc
Sur cette gouaille parisienne
Je l'entend l'accent titi
Mon dessin à moi
Les poulbots
Ces enfants de la ville
Aux allures de gavroche
Les trous plein les poches
Mon livre on le dira..
Notre dame de paris
Si quasi modo était encore là
Paris brûle t-il ?
