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Le fou bonheur
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Dans le vol fluide des perdreaux,
Au creux passionné du torrent,
Dans les murmures des rameaux
Que captaient mes premiers printemps,

Si loin et si proche pourtant,
Quels que soient l’heure ou bien l’endroit,
Ce que frôlait tout doux le vent,
Le vent lui-même, c’était toi.

Dans le chatoiement de la mer,
Au fond du regard clair des jours,
Même lorsqu’il cillait d’éclairs,
Partout tu me comblais, toujours.

Tu étais feu, eau, et sur Terre
L’air qu’il me fallait respirer,
Des saisons l’accorte lumière
Que j’admirais poindre et tomber.

D’un été qu’une sève enflamme,
Avant que je l’ose souffler,
Ton nom berçait déjà mon âme
du fou bonheur que moi seul sait.

© Poème posté le 05/03/2022 par Fregat

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