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Poème écrit par Gonzague

Le fleuve

Le fleuve

Ô grand fleuve ! L'artère du corps de la Terre
Sur un canot, dans le sillage sinueux
Je parcours tes eaux farouches et réfractaires
Aux accents tempétueux et impétueux

Comment dompter l'animal fougueux d'onde bleue
Tu te cabres et tu rues quand l'homme désire
Dominer ton débit, sur tes côtés sableux
S'échouent quelquefois de beaux bateaux de loisir

Je reste humble devant ta force aqueuse
Que suis-je pour toi, qu'un modeste mortel
Qui ose s'aventurer sur l'onde rockeuse
De tes remous vigoureux à l'âme immortelle !

Le fleuve suit son cours, emportant souvenirs
Et espoirs, il va se jeter dans l'océan
Du temps qui passe, il ne peut pas revenir
A sa source d'antan, devant lui, le néant

Qu'il était beau et grand du temps de sa jeunesse
Sauvage, fougueux, comme un cheval indomptable
L'homme n'a pas su le dresser, infranchissable
Quand il était en crue, jouait de sa hardiesse

Mais quand il le veut, il peut être généreux
Et au bout de l'estuaire, l'appel du large
Il a fait rêver tant de marins courageux
Amenant marchandises sur leurs longues barges

Tous droits réservés © Poème posté le 22/02/2022 par Gonzague

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