Lilas, roses et jasmins
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J’ai fait construire des murailles,
Bien hautes, en pierre taillée,
Pour que jamais plus ne m’assaillent
Les tourments qui ont ton aspect.
Décidé à fuir ton image,
Derrière, à l’abri de ce fort,
Mon cœur survivant d’un naufrage
S’est exilé dans l’aile nord.
Il s’est entouré d’un jardin
Déviant l’eau pure d’un ruisseau,
Plantant lilas, rose et jasmin,
A leur fraîcheur trouvant repos.
C’était sans compter les fragrances
Bientôt dans le vent exhalées
De ces fleurs rompant la distance
Qu’il se jurait de conserver.
Car ces parfums entremêlés,
Tu les laissais dans ton sillage…
Et frissonnant à la croisée,
Il te revoyait en mirage.
J’ai dû détruire ces murailles,
Si hautes, en pierre taillée,
Et laissé prendre la broussaille
Sur les parterres colorés,
Mon regard fuyant l’horizon
De ce ciel parfois insolent
Quand de tes yeux il prend le ton,
D’un bleu turquoise, presque cyan.
Bien hautes, en pierre taillée,
Pour que jamais plus ne m’assaillent
Les tourments qui ont ton aspect.
Décidé à fuir ton image,
Derrière, à l’abri de ce fort,
Mon cœur survivant d’un naufrage
S’est exilé dans l’aile nord.
Il s’est entouré d’un jardin
Déviant l’eau pure d’un ruisseau,
Plantant lilas, rose et jasmin,
A leur fraîcheur trouvant repos.
C’était sans compter les fragrances
Bientôt dans le vent exhalées
De ces fleurs rompant la distance
Qu’il se jurait de conserver.
Car ces parfums entremêlés,
Tu les laissais dans ton sillage…
Et frissonnant à la croisée,
Il te revoyait en mirage.
J’ai dû détruire ces murailles,
Si hautes, en pierre taillée,
Et laissé prendre la broussaille
Sur les parterres colorés,
Mon regard fuyant l’horizon
De ce ciel parfois insolent
Quand de tes yeux il prend le ton,
D’un bleu turquoise, presque cyan.
