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Souvenirs d'exil
8

S'il fallait dire la douceur des étés d'autrefois,
j'évoquerais le marin facétieux qui soulève, tout doux, les rideaux la nuit.
Le marin qui ramène vers la rive le goût du large
et ses histoires de sirènes

S'il fallait dire la colère du ciel après une journée de fournaise,
je décrirais les cyprès qui se couchent et qui tanguent,
dérangeant les vieux hiboux.

Je verrais les oranges qui une à une se détachent de l'arbre
vaincues par la grêle soudaine
et chutent sur le sol
avant que de nous avoir régalés.

S'il ne fallait garder qu'un souvenir,
ce serait celui de ma main
dans celle de ma mère.
Je garderais ses mots rassurants malgré son regard inquiet,
et je saurais maintenant ce qui la tourmentait.
Pas de rimes. C'est du tout venant.

© Poème posté le 19/02/2022 par Miouz

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