Céleste oiseau
Chantourneur de vent
Que n’ai-je, ainsi que toi
Les ailes pavoisées d’arcs-en-ciel
Attelées aux lointains rêves des nues
Aux immensités dépecées d’un seul vol
A l’orée des carpophores orageux
Luisants dans leurs spores de lumière
Comme les mots d’amour le sont au matin
Dans leur glacial écrin de brume
La steppe de la nuit arasée
