L’enfant chauve au teint pâle
5
Près de ses chers parents peinés,
L’enfant chauve au teint pâle et frêle
Regardait de ses yeux cernés
La vitre nébuleuse et grêle.
À voix basse, l’enfant dit :
« Je ne vais pas mourir, chers parents !
Je vais continuer à vivre en vous
Et chaque fois que vous respirerez,
Je respirerai avec vous.
Le vent qui souffle,
Ce sera ma main qui caresse vos cheveux.
Les gouttes de pluie,
Des baisers que je déposerai sur vos joues ».
La mort, telle une ombre, rôdait
Autour du lit, de son corps grêle ;
L’épée de Damoclès pendait
Au-dessus de sa tête frêle.
« Chaque fois que vous toucherez la terre,
Ce sera moi qui vous tiens la main.
Chaque fois que vous parlerez,
Ce sera ma voix qui sortira de votre bouche.
Vous ne serez jamais seuls, chers parents !
Quand vous chanterez, je vous écouterai.
Parlez-moi, ne vous arrêtez jamais,
Je serai toujours avec vous ».
Regardant de leurs yeux peinés
Leur enfant au teint pâle et frêle,
Les parents, visages cernés,
Priaient d’une voix triste et grêle.
* Inspiré du film turc : Le violon de mon père de Andaç Haznedaroğlu.
L’enfant chauve au teint pâle et frêle
Regardait de ses yeux cernés
La vitre nébuleuse et grêle.
À voix basse, l’enfant dit :
« Je ne vais pas mourir, chers parents !
Je vais continuer à vivre en vous
Et chaque fois que vous respirerez,
Je respirerai avec vous.
Le vent qui souffle,
Ce sera ma main qui caresse vos cheveux.
Les gouttes de pluie,
Des baisers que je déposerai sur vos joues ».
La mort, telle une ombre, rôdait
Autour du lit, de son corps grêle ;
L’épée de Damoclès pendait
Au-dessus de sa tête frêle.
« Chaque fois que vous toucherez la terre,
Ce sera moi qui vous tiens la main.
Chaque fois que vous parlerez,
Ce sera ma voix qui sortira de votre bouche.
Vous ne serez jamais seuls, chers parents !
Quand vous chanterez, je vous écouterai.
Parlez-moi, ne vous arrêtez jamais,
Je serai toujours avec vous ».
Regardant de leurs yeux peinés
Leur enfant au teint pâle et frêle,
Les parents, visages cernés,
Priaient d’une voix triste et grêle.
* Inspiré du film turc : Le violon de mon père de Andaç Haznedaroğlu.
Tous droits réservés © Claude Lachapelle / février / 2022
