Soir d'orage
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L’orage là-haut gronde et rugit de colère
Les forges de Vulcain ont embrasé le ciel
La pluie fouette les champs sous un flot torrentiel
On ne distingue plus le ciel gris de la terre.
Depuis longtemps déjà on attendait la pluie
Qui viendrait rafraîchir nos membres asséchés,
Abreuver au jardin tous les plants assoiffés
Et à toutes les fleurs soudain redonner vie.
On redoute pourtant en tout point les excès,
Qu’intervienne à présent ce que l’on redoutait,
Une pluie démentielle associée à la grêle.
Il est vrai que toujours il vaut mieux espérer
Qu’aux excès de tout genre une nature belle
Nous prodigue ses biens d’un tempo mesuré.
