J’ai chez moi un pendule au mouvement gourmand ;
Il avale le temps comme un trou noir béant.
Le soir dans mes draps blancs, j’entends sa folle course
Dans l’espace-temps de la terre à la Grande Ourse.
Les amas d’étoiles s’allument devant lui,
Les galaxies s’ouvrent comme un grand parapluie.
Seconde-minute-heure-jours-mois-année !
Vivez, le temps file ; implacable destinée.
Mon horloge bat à mille tictacs gourmands ;
Comme un trou noir béant, il avale le temps.
D’un rythme inquiétant, mon cœur fait le pendule.
Ah, mystère ! Jour et nuit vers toi, je bascule.
Belle étoile, ce n’est qu’une question de temps…
