Brouillard de décembre
2
Par la fenêtre un brouillard
Sur le jour d’hiver
Un parfum d’éther
Dans la nuit du soir
Par la fenêtre, le noir
Dans la neige d’hier
Une flamme désespère
De trouver espoir
Car la lune s’en va déjà et les nuages ne partiront plus
Car la mer s’agite mais personne pour la consoler
Sur la colline, là-bas
Dans le grand château
Les enfants dansent la joie
Dans ma maison en pierre
Les lierres l’enserrent et je pleure
Dans le ciel plus de mystère
Car ce n’est qu’un soir et la rosée n’est plus
Car mon cœur se calme et n’est pas consolé
Et si j’allais au château voir les contes de l’enfance ?
Si derrière la grande porte il y avait
Le secret de l’innocence ?
Mais seule une pièce froide
Et ses vents m’accueilleront
Tant pis je n’irai pas
Car le temps se gâte et la route est mouillée
Car il n’y a rien derrière
l’horizon de décembre
***
Le sapin est rangé, la fête était hier
Les montagnes sont plates
Et ne rient plus, c’est ainsi
Moi je remonte la pente
C’est une allée froide ou je vais, Mistral
Caresse la mer, transie
Mais balaye mon visage
Les cheveux volent, je cours
Que l’allée est longue
Et pour quoi ?
Le gravier deviendra glissant
Puis je tomberai
Alors je m’arrête et je m’engouffre dans une clairière de verdure
Quelqu'un y fut, le vieux banc attend sagement
Sous une tonnelle d’un autre siècle
Et un arbre où des sarments furent donnés
Tout a rouillé, hélas
Donc je vais là où fleurissent
Les rêves d’un décembre morose
Tout rouillera encore
***
Et à la nuit de décembre je fais un serment
Écoute, le vent se tait
Sur le jour d’hiver
Un parfum d’éther
Dans la nuit du soir
Par la fenêtre, le noir
Dans la neige d’hier
Une flamme désespère
De trouver espoir
Car la lune s’en va déjà et les nuages ne partiront plus
Car la mer s’agite mais personne pour la consoler
Sur la colline, là-bas
Dans le grand château
Les enfants dansent la joie
Dans ma maison en pierre
Les lierres l’enserrent et je pleure
Dans le ciel plus de mystère
Car ce n’est qu’un soir et la rosée n’est plus
Car mon cœur se calme et n’est pas consolé
Et si j’allais au château voir les contes de l’enfance ?
Si derrière la grande porte il y avait
Le secret de l’innocence ?
Mais seule une pièce froide
Et ses vents m’accueilleront
Tant pis je n’irai pas
Car le temps se gâte et la route est mouillée
Car il n’y a rien derrière
l’horizon de décembre
***
Le sapin est rangé, la fête était hier
Les montagnes sont plates
Et ne rient plus, c’est ainsi
Moi je remonte la pente
C’est une allée froide ou je vais, Mistral
Caresse la mer, transie
Mais balaye mon visage
Les cheveux volent, je cours
Que l’allée est longue
Et pour quoi ?
Le gravier deviendra glissant
Puis je tomberai
Alors je m’arrête et je m’engouffre dans une clairière de verdure
Quelqu'un y fut, le vieux banc attend sagement
Sous une tonnelle d’un autre siècle
Et un arbre où des sarments furent donnés
Tout a rouillé, hélas
Donc je vais là où fleurissent
Les rêves d’un décembre morose
Tout rouillera encore
***
Et à la nuit de décembre je fais un serment
Écoute, le vent se tait
